dimanche 18 novembre 2018

Peut-on sauver ce beau papillon ?

Salutations à vous amis lecteurs ! Cet article est un peu particulier et très court. Je voulais vous présenter une synthèse bibliographique que j'ai effectuée en cours, et que je trouvais intéressante à partager sur le blog. Nous devions traiter et résumer un sujet en lien avec mon master. Seule une page (bibliographies incluses) de rédaction était autorisée. De même, nous devions nous baser simplement sur 5 articles. Bonne lecture à vous !

Menaces et conservation du cuivré de la bistorte (Lycaena helle)

Le Cuivré de la bistorte (Lycaena helle) est un papillon de jour eurasien de la famille des Lycaenidae. Ses populations ont drastiquement diminué au cours des dernières décennies sur l'ensemble du continent (Habel et al. 2011). Cette diminution des effectifs est due principalement au réchauffement climatique post-glaciaire (lui-même accentué par les activités humaines), à l’abandon de la gestion traditionnelle des prairies et à la fragmentation de ses habitats. 

Le Cuivré de la bistorte (Lycaena helle)
Certaines études ont tenté de mieux comprendre les origines de ce déclin. Durant le réchauffement post-glaciaire, la distribution géographique de L. helle, affectionnant les milieux froids, s’est progressivement réduite. L’augmentation de la température dans les plaines d’Eurasie explique le déplacement de son aire de répartition vers les altitudes plus élevées et son isolement dans plusieurs massifs montagneux (Habel et al. 2011). L’isolement de ces populations à travers les différents massifs montagneux européens et asiatiques pourrait engendrer une diminution de la richesse allélique* et, à terme, une érosion de la variabilité génétique*, comme l’ont montré Habel et ses collaborateurs (2010) dans leur étude. La dérive génétique* est, en effet, plus importante au sein de populations à faible effectif.
 
Le réchauffement climatique n’est pas la seule cause de ce fort déclin populationnel. La fragmentation des milieux fréquentés par L. helle, due par exemple aux activités humaines, en est également une. En effet, plusieurs facteurs exercent un fort impact sur la densité des populations du Cuivré de la Bistorte. Nabielec et ses collaborateurs (2015) ont montré que les superficies des parcelles fréquentées par L. helle ainsi que la hauteur de la végétation les composant influencent les densités des populations. Les résultats ont démontré que la superficie de la parcelle et la hauteur de la végétation expliquent respectivement 24,4 % et 20,2 % de la variation de l’indice de densité de population. A l’inverse des parcelles étendues, les plus petits terrains subissent une émigration des individus, rendant alors difficile la recherche d’un partenaire sexuel et, par conséquent, entraînant une disparition progressive des populations. Or, la capacité de dispersion de L. helle entre patchs* voisins étant faible, les populations très isolées sont condamnées à disparaître (Fischer et al. 1999). Du fait de la réduction des landes naturelles en Europe, certaines populations affectionnent des milieux plus ou moins anthropisés, telles que des prairies humides abandonnées. Cette espèce étant sensible au fort taux de renouvellement  de l’habitat, il semble compliqué de conserver de telles populations au sein de milieux urbains éphémères (Fischer et al. 1999). 

Face à un tel déclin, des actions de conservation sont alors nécessaires.  Déjà, il s’avère primordial d’améliorer ou conserver la qualité d’habitat de certains milieux, notamment les grandes parcelles composées de bistortes (sa plante-hôte*) et d’une végétation suffisamment haute pour protéger les papillons des intempéries (Nabielec et al. 2015). Ensuite, afin d’améliorer la connectivité et le mélange de population entre patchs faiblement distants, certaines études optent pour le fauchage ou bien le pâturage à la fin de l’été suivant la nymphose*, évitant donc la fermeture progressive des milieux qui entraverait le déplacement des papillons. Ces méthodes, à programmer avec les agriculteurs, permettraient de réduire la dérive génétique et, à terme, de sauver de l’extinction certaines populations. C’est ce que Fischer et ses collaborateurs (1999) conçoivent dans leur étude en Allemagne, optant pour une distance optimale entre patchs de quelques centaines de mètres seulement. Enfin, concentrer des actions de gestion sur cette espèce permettrait de protéger de plus amples étendues de zones humides, entraînant alors la conservation d’autres espèces animales ou végétales. On dit de Lycaena helle qu'elle est une espèce-parapluie (Sawchik et al. 2005). Actuellement, le Cuivré de la bistorte fait partie des papillons les plus menacés d’Europe, justifiant sa présence dans les annexes de la directive « Habitats » (Van Helsdingen et al. 1996 in Nabielec et al. 2015).

Exemple de brûlage pour lutter contre la fermeture des milieux et pour favoriser le déplacement des papillons d'un patch à l'autre
Voilà, j'espère que ce petit article vous a intéressés, merci à vous de l'avoir lu ! Je tiens à préciser que les termes en gras, les astérisques, les définitions et les photos ont été rajoutés exclusivement pour le blog mais étaient absents initialement. 

A bientôt sur l'Odyssée Terrestre !

Lexique
- richesse allélique : c'est le nombre d'allèles que l'on retrouve dans l'ensemble de la population. Par exemple, le nombre d'allèles "couleur bleue des yeux" au sein d'une population d'hommes. Ainsi, plus il y a d'allèles, plus la richesse allélique, et donc, les différences entre individus sont importantes !
- variabilité génétique : différences existant entre les individus d'une même population.
- dérive génétique : c'est tout bêtement la variation aléatoire des fréquences alléliques au cours du temps. Explications. Dans la population, certains allèles vont persister (càd être transmis d'une génération à l'autre) tandis que d'autres vont s'éteindre (par exemple des allèles délétères provoquant une maladie létale). Ainsi, après l'isolement d'une population, plus cette dernière sera petite, plus la dérive sera importante. Cela peut mener à un appauvrissement génétique au sein de la population (par exemple passer de 5 à 1 allèle !) et à sa disparition, comme c'est le cas de quelques populations de Cuivrés de la bistorte...
- patch : en général, c'est un micro-habitat abritant une sous-population. Ainsi, dans une population, il peut y avoir plusieurs petites sous-populations vivant dans patchs voisins interagissant entre eux !
- plante-hôte : c'est une espèce de plante dans laquelle un papillon spécifiquement y pond ses œufs, les larves (les chenilles) se nourrissant exclusivement de cette plante.
- nymphose : période pendant laquelle s'opère la transformation d'une chenille en papillon dans sa chrysalide ! 


Bibliographie

- Fischer Klaus, Beinlich Burkhard and Plachter Harald, 1999. « Population Structure, Mobility and Habitat Preferences of the Violet  Copper Lycaena Helle (Lepidoptera: Lycaenidae) in Western Germany: Implications for Conservation ». Journal of Insect  Conservation, 3 : 43-52. 

- Habel Jan Christian, Schmitt Thomas, Meyer Marc, Finger Aline, Rodder Dennis, Assmann Thorsten and Zachos Franck  Emmanuel, 2010. « Biogeography meets conservation: the genetic structure of the endangered lycaenid butterfly Lycaena  helle ». Biological Journal of the Linnean Society, 101 : 155-168. 

- Habel Jan Christian, Rodder Dennis, Schmitt Thomas and Neves Gabriel, 2011. « Global warming will affect the genetic diversity  and uniqueness of Lycaena helle populations ». Global Change Biology, 17 : 194-205.

-Nabielec Joanna & Nowicki Piotr, 2015. « Drivers of local densities of endangered Lycaena helle butterflies in a fragmented  landscape ». Population Ecology, 57 : 649-656.

- Sawchik Javier, Dufrêne Marc and Lebrun Philippe, 2005. « Distribution patterns and indicator species of butterfly assemblages of wet  meadows in southern Belgium ». Belgian Journal of Zoology, 135 : 43-52.

Photos :
- lepinet.fr
- www.risque-incendie.com

jeudi 1 novembre 2018

Le brame du cerf, un rituel automnal

“Samedi 6 Octobre 2018, le formidable brame du cerf a déjà commencé depuis une quinzaine de jours. Il est temps de quitter Montpellier, là où les températures et le soleil estivaux occulteraient un peu plus la grisaille et la maigre douceur de l'automne. Le temps d'un week-end, laissons-nous emporter dans les belles Cévennes, une vieille chaîne de montagnes datant du Précambrien (- 640 Ma). Durant les 2h de trajet, on se rend compte du changement progressif de la végétation, à mesure que nous prenons de l'altitude, les garrigues arides deviennent forêts de feuillus plus humides. Nous arrivons à Génolhac, où habite Emmanuel, mon ami cévenol. Il nous accueille et nous prête du matériel pour la petite "expédition" prévue. Il reste encore 3/4 d'heure de route/chemin avant d’atteindre notre chalet de ce soir, aussi notre point de départ pour la mission “brame”. Entre-temps, nous pouvons profiter de la magnifique vue que nous offrent les hauteurs cévenoles. Sans ce voile à l’horizon, nous aurions pu distinguer la mer Méditerranée à l'horizon Sud et le Mont Ventoux à l'Est, en premier plan devant la chaîne des Alpes. Nous parvenons alors au point de départ de l'expédition, où est implantée notre petite maisonnette atypique en pierre granitique prénommée le Chalet de l’Aigle. 

Néanmoins, ce n’est pas le temps de niaiser, notre objectif étant d’atteindre le sommet de la montagne une demi-heure avant le coucher du soleil. Trois quarts d’heure de marche et 200 mètres de dénivelé positif plus tard, nous atteignons le haut de la montagne, plafonné de nuages bas et sombres. Nous décidons alors d’effectuer un affût derrière un rocher, près d’un arbre. Du fait que nous le surplombions un peu, il nous est facile de surveiller l’environnement tout autour, avec une discrétion presque naturelle. Cet endroit est vraiment stratégique, se trouvant en effet face à un point d’eau. Utile quand il n’a pas plu depuis plusieurs jours, cela inciterait diverses bêtes à venir s’abreuver, donc de se découvrir. Une aubaine pour le photographe ! 
18h30 - la brume est tombée, la lueur bleutée du crépuscule mêlée au sifflement du vent pourchassant les vagues de brouillard nous font patienter dans une atmosphère particulièrement… automnale. Malgré la brise, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour entendre les premiers brames se dégager depuis la forêt de conifères, en contrebas. Les cerfs sont proches, certains à 500 mètres de nous, d’autres, peut-être, à moins de 300 mètres. C’est majestueux."



Mais avant de continuer de narrer cette petite histoire, qui vous plaît, je l’espère, il nous faut comprendre deux-trois éléments concernant ces animaux !

Le Cerf élaphe (Cervus elaphus) fait partie des grands Cervidés que l’on peut observer dans les forêts tempérées de l’hémisphère Nord. Habituellement grégaire, ce n’est qu’à la saison des amours, entre Septembre et Octobre, que les mâles se joignent à une horde de femelles et de jeunes. C’est ainsi à cette période que l’on peut avoir la chance d’entendre bramer les cerfs dans la forêt. Mais, pourquoi gueulent-ils de la sorte ?! Pardi, c’est pour avertir les femelles de leur présence afin de les séduire, mais aussi pour intimider les autres concurrents qui oseraient pénétrer sur leur territoire. Ainsi, il est parfois possible d’assister à un incroyable combat entre deux bêtes imposantes, en projetant chacune leur tête en avant contre l’autre. Violence gratuite.



Les mâles sont notamment bien reconnaissables à leurs bois proéminents qu’ils portent sur la tête… enfin, j’écris “bois” mais ça n’a absolument rien à voir avec les bois des végétaux. Ce sont plutôt des organes complètement osseux (comme ton squelette !) et vascularisés. En fait, le cycle de croissance des bois s’effectue en un an et recommence. Au début du printemps, ils se développent, ornés d’un tissu vascularisant que l’on appelle le velours (ayant pour rôle de protéger, vasculariser et innerver les bois) qui se dessèchera et tombera une fois que les bois auront terminé leur croissance. Ainsi, après la période de rut, le roi de la forêt se débarrassera de ses ornementations osseuses. Et plus surprenant, certains petits mammifères de la forêt se hâtent de ronger les bois perdus, afin de compléter leur régime alimentaire de calcium et de sels minéraux. C’est le cas des écureuils roux !  

“Près d’une heure et demi d’affût plus tard, aucun animal en vue, mis à part deux rapaces volant au-dessus de nos têtes ou bien quelques grives et merles venant nous rendre visite dans l’arbre à notre proximité. Cécile et moi décidons alors de nous mouvoir et de rejoindre le haut du pic Cassini, situé à 1600 mètres d’altitude. Pour nous y rendre, nous marchons à travers une forêt de pins. Les brames paraissent de plus en plus proches. C’est dingue ! C’est comme s’ils se répondent ! Nous rejoignons alors Rémi et Emmanuel qui nous attendent là-haut. Mais, effectuer un affût à 4 personnes n’est pas le meilleur moyen de discrétion… Cela tombe bien, puisqu’une fine pluie se met à tomber. Il faut partir. Nous décidons alors de redescendre de la montagne pour rejoindre le chalet, où il nous tarde de faire un feu dans la cheminée. Vin rouge, pâté de campagne, saucisson, tartatouille, camembert fondu et rigolades : tous les ingrédients sont rassemblés pour passer une agréable soirée !


Le Chalet de l'Aigle
Une nuit tumultueuse s’annonce, vent et pluie sont au rendez-vous. Mais ça ne nous empêche pas, avant l’aube, de repartir à la quête du cerf et de son brame ! Arrivés au sommet, nous décidons de nouveau de nous séparer en deux groupes de deux ! Avec Manu, cette fois-ci, nous ne chômons pas et prenons la décision de suivre le brame en traversant la forêt, en espérant voir des bêtes ! En fait, à cause des bourrasques, les cerfs n’osent pas s’aventurer en-dehors des bois, de peur de se faire repérer plus facilement par d’éventuels prédateurs. Nous progressons alors dans la forêt, tentant d’être discrets un maximum, d’éviter de piétiner les branches mortes gisant sur le sol. Ce n’est pas chose simple ! Ce moment est magique, nous nous rapprochons davantage d’un mâle qui brame de toutes ses forces. 300, 200, 100, 50m, la distance nous séparant est peu à peu rognée au fil des pas. Et malheureusement, alors que nous étions à 30m de lui, un gros cerf silencieux et discret nous détecte et s’enfuit… Il ne faut pas abandonner, mais continuer !”


En attendant de reprendre notre marche, et si nous comprenions un peu les raisons scientifiques de ce brame ?
Biologiquement, comment se déclenche le brame ? En 1972, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont montré que la testostérone occupe un rôle central dans le comportement reproducteur et agressif des mâles, durant la période de reproduction. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas l’odeur des hormones dégagées par les femelles qui induit ce comportement agressif. Ainsi, il est plus probable de photographier un cerf pendant la période de rut, puisqu’il est moins attentif aux “éléments extérieurs” qu’habituellement. Il est bien plus occupé à faire déguerpir les autres squatters de son territoire ! En plus de devoir conserver son harem, le mâle doit s’activer de féconder l’ensemble des femelles du groupe, n'étant chacune sexuellement réceptive qu’une seule journée dans l’année ! Certaines fois, alors que le mâle dominant de la horde est occupé à se battre avec un autre concurrent, un jeune mâle peut rapidement s’incruster dans la troupe pour saillir une biche “en chaleur”. Cela participe à la diversité génétique au sein de la horde. 

Mais, peut-être vous vient-il un questionnement. A quoi ça sert d’avoir de si grands bois sur la tête alors qu’ils peuvent être facilement repérés par un prédateur et ainsi mener à la mort le cerf ? En fait, les bois du cerf illustrent parfaitement le principe du paradoxe évolutif. La survie n’est pas le seul paramètre retenu par la sélection naturelle. Loin de là. Les variations des caractères engendrant un succès reproducteur sont aussi sélectionnés ! Et le plus souvent dans le monde animal, ce sont les mâles qui portent des attributs extravagants, qui leur permettent d’être sélectionnés par les femelles. On parle alors de sélection sexuelle (faisant partie intégrante de la sélection naturelle !). Les mâles se battent alors physiquement, ce qui entraîne l’émergence et la sélection d’armes plus efficaces mais exagérées… comme les bois d’un cerf ! C’est la sélection intrasexuelle : les individus du même sexe compétent pour accéder au partenaire de sexe opposé. 
D’un autre côté, les cerfs illustrent parfaitement l’autre principe de la sélection sexuelle, celui de la sélection intersexuelle cette fois-là ! Ici, c’est le choix effectué par les femelles qui entre en jeu ! Autrement dit, plus un mâle porte de grands bois et plus il brame fort, plus il prouve aux femelles qu’il est en bonne santé et qu’il est susceptible d’engendrer des descendants viables. 
Ainsi, il semblerait que plus les bois d’un cerf sont grands, plus l’individu sera vainqueur dans les combats, et sera choisi par une femelle. Il pourra donc s’accoupler ! Mais plus les bois sont imposants, plus ils sont visibles par les prédateurs… C’est un compromis évolutif… C’est ultra passionnant, n’est-il pas ?


"La matinée suit son cours. Nous repérons encore un mâle s’enfuir et échapper à nos objectifs photographiques. Le bruit sourd produit par le heurt des sabots contre le sol retentit et nous fait vibrer. C’est dans ces moments que nous nous disons que nous sommes tout de même discrets puisque nous parvenons à nous rapprocher des cervidés à moins de 50 mètres de distance ! Autre que le brame, un cerf est repérable par l’odeur qu’il dégage, une odeur très marquée, arôme musqué. Enfin, nous terminons notre matinée avec la rencontre d’une biche se faufilant entre les genêts. Un instant magique. Nous faisons partie intégrante du décor naturel, nous pouvons l’observer calmement jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans les fourrés.


Finalement, nous rejoignons au pic Cassini Rémi et Cécile que nous avions quittés à l’aube. Des étoiles dans les yeux, ils nous racontent qu’ils sont tombés nez à nez avec une biche et son faon. Plus ébouriffant encore, je dirais même que c’est la cerise sur le gâteau, ils se sont trouvés à moins de 20 mètres d’un grand mâle imposant. La végétation cachait l’intégralité de son corps, seuls ses longs bois dépassaient les genets. Ils ont eu le temps de bien l’observer avant qu’il ne s’en aille au galop."

 C’est alors que s’achève cette petite expédition (et cet article par la même occasion). J’espère que vous aurez l’opportunité, un jour, de partir à la conquête du brame, ce sont vraiment des moments merveilleux. C’est là que nous prenons conscience que nous sommes de petits êtres humains, plongés dans la nature et assistant à son beau spectacle. Vous êtes d’ailleurs de plus en plus nombreux chaque année à venir écouter le brame, et pendant cette période très particulière de leur cycle biologique, il est nécessaire de bien se comporter, dans le respect de l'animal, afin de ne pas le perturber. En tout cas, je remercie Manu pour son invitation dans les Cévennes (un magnifique coin !) et pour la transmission de sa passion. C’est d’ailleurs lui qui a pris, une semaine avant ma venue, ces magnifiques photos qui sont dispatchées dans cet article. Je vous invite à aller voir sa page en cliquant ici et à le suivre sur Facebook en cliquant ici. Vous verrez, il est très talentueux et chacun de ses clichés reflète la beauté de la nature et nous évade. Enfin, j’espère que vous avez pris du plaisir à lire cet article un peu spécial, mêlant récits narratifs et scientifiques.






Merci beaucoup à vous de l’avoir lu et à bientôt sur l’Odyssée Terrestre !



Sources : 
- G. A. Lincoln, Fiona Guinness et R. V. Short, The way in which testosterone controls the social and sexual behavior of the red deer stag (Cervus elaphus) , Revue : "Hormones and Behavior" ; Volume 3, Issue 4, December 1972, Pages 375-396 
- www.animaldiversity.org/accounts/Cervus_elaphus/

Texte : Aurélien Grimaud
Photos : Emmanuel Millet-Delpech