dimanche 13 janvier 2019

DOIT-ON PROTÉGER LA NATURE ?

Quand on discute de la nature avec le grand public, on veut plutôt parler de l'ensemble des paysages plus ou moins "naturels" qui composent notre planète. Et on ajoute plusieurs termes dans le même panier : les milieux, les animaux, les plantes, les cailloux...



En sciences, on préfère parler de la biodiversité. Cette notion englobe la diversité des écosystèmes (aquatiques, terrestres...), des espèces (animales, végétales, mycologiques, ...) et des gènes (les gens oublient souvent la diversité génétique, nous ne sommes pourtant pas tous égaux #LOL !). Donc, quand on veut préserver la biodiversité, il faut s'intéresser à ces trois niveaux de diversité.

Les 3 niveaux de diversité (tpebiodiversitegpbt.e-monsite.com/)
Mais, un instant... pourquoi les scientifiques et les médias s'obstinent-ils à hurler au scandale quant à l'érosion drastique de la biodiversité actuelle ? Il s'avère pourtant que, depuis que la vie est apparue sur Terre il y a 3 milliards d'années, la planète ne cesse de subir d'innombrables alternances entre augmentation et diminution de la biodiversité. Et rappelons-le, avant notre ère, il y a eu 5 grandes crises d'extinction massive dont la célèbre disparition des dinosaures non aviens* au Crétacé-Tertiaire, il y a 66 millions d'années ! Pourquoi alors tirer aujourd'hui la sonnette d'alarme pour un événement qui semble naturel ? Certains pensent même que nous entrons dans la sixième grande extinction majeure ! Alors, alerte ou sérénité ? Danger ou sécurité ? Nous allons décortiquer le problème ensemble mes chers lecteurs !

Pour se rendre vraiment compte de ce que représente la biodiversité, je me dois d'exposer quelques chiffres. On aurait découvert "seulement" 1,7 millions d'espèces, soit à peine 10 à 20% des espèces vivantes actuelles. C'est peu. La grande majorité constitue le groupe des Insectes comptant à lui seul  près d'un million d'espèces répertoriées (à titre de comparaison, il y a seulement 5 500 espèces de mammifères) ! En moyenne, chaque année, nous découvririons 18 000 nouvelles espèces. Evidemment, ce sont très rarement des mammifères ou des oiseaux, mais plutôt des invertébrés, des bactéries, des champignons etc... Bref, nous avons affaire à un très beau panel de nouvelles espèces découvertes qui n'a pas fini de s'étoffer, les biologistes et naturalistes ayant encore du boulot dans les années à venir.

Nombre d'espèces découvertes pour les différents règnes et leurs estimations (Mora et al. 2011)
Jusqu'à à peine plus d'un siècle, la plupart des personnes, scientifiques compris, pensaient que les espèces étaient éternelles, qu'elles ne s'éteignaient pas. Avec l'émergence progressive de l'étude des fossiles (paléontologie), de leurs ressemblances avec les espèces actuelles, de la pensée darwinienne et de la génétique, nous avons compris que les espèces n'étaient pas figées dans le temps. Elles évoluent ou disparaissent sous les effets du hasard (dérive génétique et apparition de mutations), de l'environnement (sélection naturelle) et de divers facteurs biotiques (comme la compétition entre espèces). Hélas, aujourd'hui, les espèces disparaissent de plus en plus vite à cause... de NOUS ! En plus du réchauffement climatique naturel, l'Homme et ses activités accélèrent le processus par rejet excessif de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Mais c'est pas tout ! Nos activités causent bien d'autres catastrophes dont la destruction des forêts tropicales et autres écosystèmes très riches en espèces, l'assèchement de zones humides, la fragmentation des milieux due à l'industrialisation et à l'urbanisation, l'introduction de nouvelles espèces exogènes causant de graves problèmes sur les îles... bref de quoi anéantir un bon nombre d'êtres vivants avant même, parfois, de les avoir découverts...

Mais pourquoi faudrait-il arrêter de bousiller la nature alors que nous nous sommes jamais aussi bien portés depuis le début de notre ère ? Globalement, le bien-être des populations humaines n'a jamais été aussi élevé ! C'est vrai, la mortalité infantile, la pauvreté sont très bas aujourd'hui comparées à celles d'il y a quelques décennies. De même, l'espérance de vie est considérablement élevée ! A l'inverse, la biodiversité a rarement connu de situations si désastreuses que celle actuelle... Mais bon, où est le problème ? PLUS ON DÉFONCE LA NATURE, MIEUX ON VIT ! Continuons dans ce cas !

Néanmoins, vous le pensez bien, il est certain que cette tendance cessera. Nous nous rapprochons considérablement d'un seuil où ce que l'on prend à la nature devient plus important que ce qu'elle produit. Les ressources naturelles sont limitées mais la population explose ! En un siècle, de 1900 à 2017, la population humaine mondiale est passée de 1,76 milliards à près de 7,5 milliards d'habitants ! Certains scientifiques parlent même d'un état de surpopulation humaine, puisqu'il est quasi-évident que nous avons dépassé la capacité de charge maximale que la Terre puisse nous offrir, c'est-à-dire la capacité à nous fournir des ressources (eau, bouffe, bois...) nécessaires à notre survie et celle à réparer les agressions que nous lui infligeons. Selon un rapport publié par la WWF en 2016, l'empreinte écologique de l'humanité s'élevait en 2012 à 20,1 milliards d'hectares globaux (hag)* alors que la biocapacité de la Terre ne serait que de 12,2 milliards hag, soit une surexploitation écologique de 65% !! D'ailleurs, sans surprise, l'empreinte écologique par habitant est la plus élevée dans les pays très développés, notamment les USA, le Canada, la Suède, l'Australie, la Belgique, Oman et les Emirats arabes unis pour lesquels l'empreinte écologique par habitant est supérieure à 7 hag.
Donc, avec une population mondiale toujours plus importante et des besoins toujours plus accrus, la biodiversité va mal. Dans un autre sens, continuer à la bousiller aurait clairement un effet négatif sur notre bien-être et notre survie. Si nous continuons sur notre lancée, de nombreuses populations humaines pourraient sévèrement manquer de ressources primaires, impactant leur survie. Et cela mènerait très certainement à des guerres entre nations... Bref, je ne veux pas broyer du noir, mais je ne veux pas aussi vous et me voiler nos faces. 

Plate-forme pétrolière --> mais le pétrole, c'est pas éternel ! 
Heureusement, lorsque cette érosion continuelle de la biodiversité que nous provoquons aura une sérieuse conséquence sur notre bien-être, peut-être agirons-nous de manière différente, plus "écoresponsable" ? C'est une simple hypothèse, puisque, ne l'oublions pas, nous fracassons la biodiversité pour qu'elle nous rende des services, et non pas pour notre simple plaisir ! Et oui, cela peut paraître très anthropocentrique, mais je pense que sensibiliser la plupart des gens à la protection de la biodiversité passe par un raisonnement construit autour de l'utilitarisme. En clair, il faut protéger les écosystèmes qui nous rendent des services (on parle de services écosystémiques). Par exemple, les forêts tropicales permettent de fixer une bonne partie du CO2 que nous émettons, ce qui permet de réduire un peu les impacts sur notre santé (maladies respiratoires et compagnie). Certains écosystèmes filtrent bien l'eau et évitent de provoquer de dangereuses inondations, les abeilles jouent un rôle central dans la pollinisation et la production de fruits dans le monde... bref, je pourrai vous citer tellement d'exemples mais ça prendrait l'année 2019 entière, j'ai d'autres chats à fouetter. C'est une expression hein, je ne les fouette pas. En plus, j'ai pas de chats.

Tiens, pour continuer l'exemple si célèbre des abeilles, voilà quelques chiffres abasourdissants ! Vous savez tous que le miel que vous consommez est tout simplement de la gerbe d'abeilles (désolé pour ceux qui l'ignoraient) provenant exclusivement du nectar des fleurs qu'elles ont pollinisées. Hé bien, il y a 20 ans, nous avons produit, grâce à ces petits insectes, plus de 32 000 tonnes de miel ! En 2014, la production a été divisée par deux, passant alors à 16 000 tonnes ! Hallucinant ! C'est peut-être con à dire mais, si les abeilles venaient à disparaître, l'économie pourrait prendre une sacrée torgnole ! On perdrait plus d'un tiers des espèces végétales nutritives (fruits, légumes et compagnie), ce qui provoquerait de nombreuses famines vraisemblablement, d'après l'écologue Jean-Marie Pelt. Alors, pourquoi ne pas avoir recours à la pollinisation manuelle/électronique ? C'est très coûteux mes cocos, sûrement plusieurs milliards d'euros... Puis, cela paraîtrait complètement aberrant de dépenser des thunes dans une activité originellement pilotée par la nature gratuitement et sainement !!!

Un peu de douceur dans ce monde de brutes
Pour soigner les plaies que nous causons à la planète et développer nos activités dans un cadre plus respectueux de la nature, je ne pense pas que les solutions soient entièrement scientifiques. Le monde de la science permet simplement de dresser un constat raisonné de la situation actuelle et d'apporter des possibles solutions qui peuvent être appliquées. Non, non, non, c'est triste de dire ça mais la science ne fait pas tout. Pour tenter de remettre le monde sur de bons rails, nous devons tout d'abord penser autrement et mieux prendre conscience des conséquences de nos actes actuels. Nous devons nous poser des questions concernant notre mode de vie. De quoi avons-nous vraiment besoin ? En 1943, Abraham Maslow, un psychologue et auteur américain, dévoile dans son livre A therory of human motivation la pyramide des besoins (ci-dessous).

Selon lui, un besoin ne peut être satisfait que si les besoins de niveau inférieur sont aussi satisfaits. Par exemple, vous vous achèterez une montre seulement si vous êtes bien rassasiés, vous sentez en sécurité, vous appartenez à un groupe et l'on vous respecte. Ça paraît logique. Dans le monde, nous ne sommes pas tous au même niveau. Vous l'aurez compris, les populations les plus pauvres sont au bas de la pyramide et cherchent quelque chose à se mettre sous la dent alors que les personnes les plus riches hésitent entre acheter une villa ou une Ferrari.
Ainsi, dans cette logique-là, les plus modestes sont moins centrés sur le respect de la nature et le développement durable, ils cherchent en priorité à combler le bas de l'échelle, c'est-à-dire survivre. En revanche, ce serait le rôle des personnes les plus aisées à développer un train de vie plus sain envers la nature. C'est à un bon nombre de personnes des pays occidentaux (je ne mets pas tout le monde dans le même panier) à réfléchir sur leurs besoins primaires et à modifier leurs gestes journaliers.

Pour mieux conserver la nature, il faudrait alors mieux connaître la psychologie humaine. Qui est sensible à la protection de la nature ? Pourquoi la protéger ? Qui aimerait la protéger et comment ? C'est en ce sens qu'intervient la psychologie de la conservation. Selon le MNHN (Musée Nationale d'Histoire Naturelle), elle cherche à comprendre principalement ce qui motive (ou non) les Hommes à tenir compte de la nature dans leurs choix de vie. Malheureusement, de nombreuses personnes ont tendance à accorder plus d'importance et d'empathie pour un individu plutôt que pour un écosystème tout entier, censé être biologiquement plus "important" ! Par exemple, la mort du dernier mâle Rhinocéros blanc du Nord (Ceratotherium simum cottoni), une des deux sous-espèces de rhinocéros blanc, a suscité une IMMENSE vague d'émotions à travers le monde et les réseaux sociaux. On est d'accord, c'est triste et terrible pour cette espèce de rhino... Cependant, l'émotion n'a pas été la même pour un phénomène qui, à mon sens, est encore plus catastrophique ! Celui du blanchissement des coraux ! A cause du réchauffement des océans, les coraux dépérissent et se décolorent après avoir expulsé les micro-algues vivant en symbiose avec eux (on les appelle les zooxanthelles). Entre Mars et Novembre 2016, environ 30% des coraux de la Grande Barrière en Australie ont péri, menaçant alors les nombreuses autres espèces qui vivent dans ces coraux (poissons, échinodermes...). Pourtant, cette terrible hécatombe n'a pas fait autant de bruit que la mort du Rhinocéros... Evidemment, ce n'est qu'un exemple.
C'est pour cela que la raison utilitariste, à l'instar de la raison morale, de protéger la nature semble la plus pertinente à l'heure actuelle...

Le phénomène de dépérissement des coraux qui blanchissent s'appelle : le blanchissement des coraux
Doit-on alors protéger la nature ? J'espère vous avoir convaincus qu'il est grand temps de préserver la biosphère. Pour tenter de mener à bien cette révolution sociétale, nous devons individuellement prendre des décisions concernant le changement de notre rythme de vie. Même s'il paraît compliqué à notre échelle de résoudre ces problèmes globaux, sachez que les petits gestes individuels forment finalement un gigantesque geste. Dans la possibilité de vos moyens, utilisez les transports en commun, réduisez votre consommation de viande, privilégiez les produits labellisés "bio" (vraiment bio), triez vos déchets, minimisez les pertes d'eau,... Ce sont des gestes simples. De plus, n'hésitez pas à adhérer à des associations naturalistes souvent bien accueillantes afin de participer, à votre échelle, à la protection de la biodiversité et à la sensibilisation.

La solution du développement durable réside clairement dans la sensibilisation du public à l'environnement et dans l'éducation des jeunes (et même les plus âgées) générations ! Et oui, la sensibilisation joue et jouera un rôle décisif dans la conciliation entre le développement de la biodiversité et le développement humain, si bien qu'on parle maintenant de gestion intégrée de la biodiversité. C'est-à-dire que l'on intègre l'Homme dans les programmes de préservation des espèces et biotopes. A présent, il est plus éthique et même bénéfique de faire participer les communautés locales aux projets de conservation. Ainsi, elles connaissent plutôt bien la zone d'intérêt et se mettent souvent d'accord avec les organisations de protection de la nature pour la préserver. Elles en tirent souvent un bénéfice puisque les associations de protection de l'environnement mettent l'accent sur l'utilisation durable des ressources naturelles.
Il est temps pour moi de conclure cet article qui, j'espère, vous aura plu ! Vous l'aurez compris, je ne me suis pas positionné neutralement dans la réponse à cette problématique. IL FAUT PROTEGER LA NATURE ! Mettre en place les conditions d'une exploitation légale et durable des ressources naturelles (les espèces résilientes notamment) s'avère important et urgent pour promouvoir en même temps la protection de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la pérennité de nombreuses civilisations. En fin de compte, protéger la nature, c'est protéger l'humanité entière...

Dans un prochain article, je parlerai des moyens scientifiques et politiques de protection et gestion de la biodiversité. Merci à vous d'avoir lu cet article, n'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux, à parler du blog autour de vous. J'aimerais que de nombreuses personnes qui ne soient pas forcément sensibles à l'écologie lisent cet article ! Merci et à bientôt sur l'Odyssée Terrestre !


Lexique :
- dinosaures non-aviens : tous les dinosaures, sauf les oiseaux !
- hectare global (hag) : unité équivalente à un hectare ajusté à la productivité, pour exprimer la biocapacité d'un milieu.

Sources :
Mora C, Tittensor DP, Adl S, Simpson AGB, Worm B (2011). How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? PLoS Biol 9(8): e1001127. 
- François Ramade, 2009. Eléments d'écologie : écologie fondamentale.
- Conférence de Jean-Marie Pelt, 2015. Biodiversité : pour qui et pourquoi ?
Conrad Malte-Brun et Ad. Balbi, Précis de Géographie Universelle, Paris, Furne et Cie, p. 171
- WWF, Rapport planète vivante (2016). p.77
- www.apiculture.net/blog/mieux-comprendre-pollinisation-abeilles-n115 (photo abeille)
- Vidéo YouTube, "Combien coûte la nature ?", de la chaîne DirtyBiology (Je vous la conseille, elle est top !)
- www.larecherche.fr/le-blanchissement-des-coraux-saggrave (photo coraux)

=> J'ai eu l'idée de cet article en assistant à un cours de "gestion intégrée de la biodiversité" dans le cadre de mon master et en regardant un épisode de DirtyBiology ! :) 

4 commentaires:

  1. Bonjour, pouvez-vous svp expliquer le conseil de privilégier le bio, personnellement je me pose la question : des insecticides sont aussi utiliser : spinosad, pyrethrine , azadirachtine (qui ne sont d'ailleurs pas selectif donc tous les insectes sont impactés). Par contre je crois qu'il se degrade vite, mais je ne sais pas trop la dessus. Par contre le cuivre qui est utilisé aussi ( comme fongicide) ne se degrade pas. De plus le bio produit moins à l'hectare, donc ça complique la chose Tous n'est pas clair donc,par exemple : http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Agroecologie/Toutes-les-actualites/ACV-pour-evaluer-essai-systeme-viticulture
    http://www.inra.fr/Grand-public/Agriculture-durable/Toutes-les-actualites/Impact-environnemental-des-systemes-de-production-de-pommes

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  2. Bonjour :)
    Merci à vous d'avoir lu l'article !
    Alors, le fait de ne pas m'être étendu sur le sujet du bio a été volontaire de ma part, car il est vrai, malheureusement, que certains produits certifiés "bio" ne le sont pas. Néanmoins, je préfère mettre en avant les agriculteurs qui utilisent la lutte biologiques contre les ravageurs, ceux qui n'ont pas recours aux pesticides, ceux qui exposent le rôle prépondérant de l'humus dans la croissance des végétaux etc... :)

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  3. Bonjour,

    Je rejoins Anonyme ci-dessus sur le conseil de privilégier le bio.

    Par rapport à votre réponse, à mon sens la question est moins de savoir ce qui est du "vrai" bio ou pas, que de savoir si c'est réellement meilleur pour l'environnement. Ca me parait une question très importante si nous voulons vraiment améliorer les choses : il faut faire des actes qui changent les choses dans le bon sens, pas seulement se donner bonne conscience, et pour cela la question de l'efficacité de ces actes est cruciale. D'autant plus sur un blog de sciences.

    Or le bio utilise davantage de terrain par unité produite, refuse des mesures qui peuvent être meilleures pour l'environnement (refus du faible labour car utilisation d'herbicides, refus d'OGM diminuant les insecticides), et dépend de l'élevage qui produit beaucoup de gaz à effets de serre et polue l'eau.

    On peut aussi noter que personne n'a "pas recours aux pesticides". Le bio exclut juste d'en utiliser certains basés sur la façon de les obtenir (et non sur leur impact environmental ou santé malheureusement).

    Ca me parait vraiment important, vu la crise écologique, de s'y attaquer rationnellement.

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    1. Bonjour,
      Je conçois vraiment votre réponse, mais j'essaie de peser le pour et le contre. D'après les articles scientifiques que j'ai consultés, je trouve de nombreux bons points en faveur de l'agriculture biologique. L'AB permettrait de fixer plus de carbone que l'agriculture conventionnelle. Et même si l'élevage du bétail libère plus de méthane que celle conventionnelle, l'agriculture bio libère bien moins de CO2 (c'est pour cela que je mentionne dans l'article de consommer moins de viande, voire de produits laitiers...).
      Concernant l'utilisation des pesticides de synthèse, il est vrai que de nombreuses "structures" qui font de l'AB ont recours à ces substance nocives pour l'environnement (même si la quantité de pesticides est souvent plus faible que celle relâchée par l'agriculture conventionnelle). Mais, je pense que même si le bilan n'est pas parfait, il faut mettre en avant les bonnes choses, sans obstruer les mauvaises ! Je pense faire un article sur le bio prochainement, même si le sujet est compliqué à traiter !

      Merci pour votre commentaire enrichissant en tout cas, et espérons que les techniques utilisées par l'AB s'améliorent d'année en année pour limiter les conséquences désastreuses sur l'environnement et limiter l'érosion de la biodiversité et agrobiodiversité !

      Bonne continuation !

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