jeudi 31 août 2017

Bilan de la première année !

Un an (et des poussières) que le blog l'Odyssée Terrestre existe ! Enfin, je préfère appelé ça un site ! 
Tout est parti d'une simple idée : faire voyager les gens, leur faire connaître ou leur apprendre quelques phénomènes en biologie écologique ou comportementale. En fait, ce que je recherchais surtout était de partager ma passion, de donner envie à certaines personnes de s'engager dans ce domaine scientifique, ou tout bêtement leur montrer...la vie ! C'est vrai, la majorité des personnes sur Terre ne se doutent pas de la complexité des processus biologiques se cachant à travers la décomposition d'un corps de baleine, la formation d'une tomate ou bien l'organisation d'un simple mètre carré prairial ! D'où l'envie d'essayer de rendre ces choses complexes bien plus accessibles à des personnes n'ayant pas l'habitude d'étudier cette branche de la vérité ! 

Depuis Août 2016, 45 articles ont été publiés, soit quasiment un article par semaine (sauf pendant les périodes d'examen,... compréhensible !). Plus de 6000 pages vues. J'ai tenté de traiter plusieurs thèmes dans la biologie : éthologie, écologie, phylogénie, un peu de moléculaire etc... De plus, je me suis immiscé dans la présentation de quelques villes ou paysages, car j'ai toujours été passionné par la géographie, et l'histoire de nos belles régions. Certaines personnes ne se rendent pas compte de la richesse de notre patrimoine culturel, il faut en être fier !

Ensuite, j'ai beaucoup apprécié de réaliser une petite collaboration avec Léonard, concernant les articles M...comme mer ou Les rois de la Méditerranée (que vous pouvez découvrir en cliquant sur ceux-ci). Pourquoi avoir fait cela ? Tout simplement pour vous parler de la richesse de notre mer bordant une partie du vieux continent. Et sachez que ça ne compte pas s'arrêter là, Léonard et moi continuerons dans les mois à venir à partager avec vous la beauté de la Méditerranée.
Puis, retrouver un extrait d'un de ces articles (Comment le caméléon change-t-il de couleur ?) dans le magasine Sciences et Univers (Février-Mai), c'était assez...cool !
Egalement, j'ai pris beaucoup de plaisir à me heurter avec vous à la recherche, dans le cadre du stage au sien du CNRS-CEFE. N'hésitez pas à consulter les articles à ce sujet, c'était une expérience aux multiples bénéfices ! (L'art de la duperie sexuelle, les sessions de terrain et mission laboratoire)
Enfin, soulignons que l'article Les belles empoisonneuses figure parmi les articles les plus lus et qu'il a été écrit intégralement par Manon et deux de ses amies, je les remercie ! N'hésitez pas à cliquer sur le titre, c'est super intéressant !

J'écris aussi cet article particulier pour vous dire que l'Odyssée Terrestre n'est pas prêt d'être jeté aux oubliettes, il y a tellement de thèmes à traiter dans la biologie, on ne s'ennuie jamais ! J'espère simplement que le temps me permettra d'entretenir ce site comme je le souhaite !
Bon, c'est pas non plus le site du siècle mais ça me fait très plaisir de partager avec vous mes passions et de finalement, peut-être, les transmettre à certains !
Enfin, je tiens à remercier sincèrement Manon qui collabore avec moi dans l'écriture de certains articles, relecture, mise en page, partage etc...

Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire. Depuis un an, j'ai beaucoup de retours positifs au sujet de ce site (profs, amis, famille, inconnus...) et si je peux me permettre, j'espère que vous partagerez l'existence de ce site, ça me tiendrait à cœur. Dites vous que le bouche à oreille est la plus efficace des manières ! Et, je tiens à m'adresser à mes amis qui sont étudiants, qui consultent régulièrement le site, n'hésitez pas à en parler à de nouvelles personnes, vous qui côtoyez de nouvelles écoles, universités etc... ! 

Un seul mot à vous relater pour tous ceux qui me suivent :  MERCI ! 

Voici les premiers articles du mois d'Août 2016 (essentiellement articles-photos) parus sur l'Odyssée Terrestre, consultez-les si ce n'est pas déjà fait :
- Présentation
- La vipère d'Orsini
- Le criquet Hérisson
- Le vautour Fauve
- La marmotte des Alpes
 Et l'article le plus lu du site :
- De la spéléo pour Spélerpès

A bientôt sur l'Odyssée Terrestre

lundi 21 août 2017

Comment fait-on le sel de table ? - Vendée#2

Savez-vous comment le sel de cuisine passe-t-il depuis la mer jusqu’à votre assiette ? Une simple question derrière laquelle se cachent de multiples gestes, des gestes traditionnels depuis l’Antiquité. Le sel de mer, ou encore le chlorure de sodium, est l’un des minéraux le plus abondant sur Terre : dans les océans, les mers, les lacs… Autrefois, la récolte de « l’or blanc » fut un véritable atout économique sur les littoraux français atlantique et méditerranéen, entre autres. C’est d’ailleurs à Saint-Hilaire de Riez, sur la côte vendéenne, que j’ai décidé de me rendre afin de vous expliquer cette fascinante production de sel de table.
Avant d’entrer concrètement dans le vif du sujet, analysons le contexte historique. La fabrication de sel sur le littoral atlantique, s’est développée de façon exponentielle depuis l’Antiquité, jusqu’aux années 1850. En effet, la révolution industrielle a entrainé un déclin progressif des salines du littoral. Pour causes, une mécanisation de la production au niveau des régions concurrentes (en Méditerranée) et une diminution de la demande de sel due aux nouvelles techniques de conservation par le froid (car avant, certains aliments comme la viande étaient conservés grâce au sel). Heureusement, depuis quelques décennies, d’anciens sites de récolte de l’or blanc sont réhabilités et exploités, pour les biens de l’économie et du tourisme, comme le site de Saint-Hilaire de Riez : les Marais Salants de la Vie.
Vous le savez, sans doute, la récolte du sel est permise par des phases progressives d’évaporation de l’eau de mer, dans ce cas, celle de l’Océan Atlantique.         
Avant de détailler chacune des étapes jusqu’à la récolte, je tiens à préciser que les termes techniques employés sont spécifiques au patois de la région, ces éléments peuvent être nommés alors autrement selon les zones de fabrication du sel.
Ainsi, lors des périodes à fort coefficient de marée (périodiquement toutes les deux semaines environ), le saunier1 laisse entrer l’eau de mer dans un canal, l’éthier, puis jusque dans le premier bassin de stockage que l’on appelle vasais. Son nom provient du fait que l’eau stockée stagne pendant quelques jours, déposant donc les alluvions et autres particules en suspension, notamment la vase !



On voit ici le vasais, visiblement bien envahi par la vase !

Ensuite, l’eau est transférée dans un autre bassin, le champ-mort, par le biais des coëfs2, dans lequel elle se réchauffe progressivement. C’est ici que l’eau entame sa première véritable phase d’évaporation. La concentration en sel dans l’eau sera donc plus importante qu’au moment de son arrivée dans le premier bassin. On passe ainsi d’un taux de sel dans l’Océan de 30 g/L d’eau environ à 100 g/L d’eau ! Le développement des êtres vivants aquatiques3 est davantage compliqué, d’où l’appellation du bassin : champ-mort.


A droite, le long canal représente l'éthier. A gauche, débordant sur la photo, le champ-mort.

Contrôle de l'ouverture du coëf en bois

Ensuite, l’eau de mer reposée et chauffée poursuit son circuit dans les bassins d’exploitation : l’aire saunante. Vient alors l’action conjuguée du soleil et du vent. Les éléments naturels permettent alors l’évaporation de l’eau de mer et la cristallisation du sel. Les grains de sel apparaissent donc dans le dernier bassin, très réduit : l’œillet. Dans ces petits bassins, la quantité de sel atteint alors 330 g/L d’eau ! Il ne reste plus qu’à récolter l’or blanc ! 


Ici, le centre du marais : les œillets constituent les derniers bassins dans lesquels le sel est récolté ! 

Autrefois, seul le 
gros sel4 était récolté. De nos jours, la fleur de sel5 vient s’y ajouter. Sur le site de Saint-Hilaire de Riez, les sauniers récoltent premièrement le sel dans des paniers fabriqués en bois de châtaignier, réputé (paraît-il) pour sa rigidité ! Puis, une fois chargé, ils déversent l’entièreté du contenu sur une zone en commun, formant alors un gros tas de sel. Un travail très physique ! Finalement, l’ensemble du sel est stocké dans des sortes de grandes cabanes : les salorges.  


Panier tressé en bois de châtaignier.
   
Au total, plusieurs tonnes de sel par an sont récoltées sur le site de Saint-Hilaire de Riez. Plus largement, la récolte de l’or blanc fait vivre 600 producteurs sur la côte atlantique française. Un métier qui revient à la mode, la moyenne d’âge serait même de 33 ans ! Un diplôme est remis aux apprentis sauniers. Cependant, la vie n’est pas toujours rose (enfin blanche, enfin bref). Vous l’avez compris, le métier de paludier est intimement lié aux actions de la météorologie et aux saisons. Chaque élément naturel joue un rôle important. Le soleil permet l’évaporation de l’eau de mer et mène à la cristallisation du sel. Le vent, lui, assure une ventilation importante. Ce sont les vents d’Est, c’est-à-dire ceux venant des terres, qui optimisent la formation du sel, dus à un caractère asséchant en période de salange. Et, bien sûr, l’eau est l’élément le plus important !
En revanche, d’autres phénomènes naturels entraînent un ralentissement de la cristallisation du sel. On peut citer la pluviosité qui abaisse le taux de salinité, agissant comme une dilution ! Plusieurs orages durant la période estivale peuvent anéantir la récolte d’une saison ! L’hygrométrie de l’air va de pair dans le ralentissement du processus.            
De plus, les vents d’Ouest, c’est-à-dire ceux provenant de l’océan, sont chargés en humidité, ce qui rend aussi la cristallisation lente.

    
Les conditions climatiques et les saisons rythment donc le travail des sauniers. Cependant, tenir un site de production de sel ne signifie pas qu’il faut simplement gérer le passage de l’eau par les coëfs de bassin en bassin et attendre qu’elle s’évapore. Loin de ça ! La saison commence surtout au mois de Mars. Le paludier doit vider le marais, le nettoyer et le restaurer. Si besoin, il faut recreuser le champ-mort et le vasais, structurer les petits bassins et les chemins, aménager l’éthier, façonner les coëfs… A la fin de la saison, dans le courant d’Octobre, il doit « noyer » le marais salant afin de protéger l’architecture argileuse des intempéries.
Egalement, les marais sont soumis à des réglementations strictes comme, par exemple, favoriser le passage des animaux d’un lieu à un autre. En effet, les marais de Saint-Hilaire de Riez sont protégés par la loi littoral et font partie de l’organisme Natura 2000. Le site est habité par de nombreuses espèces animales (notamment une riche faune ornithologique) et végétales.


Quelques pieds de salicorne

Depuis le VIIème siècle, l’Homme aménage les marais salés pour les transformer en marais salants, avec l’aide de son bras droit : le climat. Mais, pour continuer à bénéficier des bienfaits de la nature (en l’occurrence le sel) et à faire perdurer les gestes traditionnels, il faut préserver ces milieux fragiles, sensibiliser la population. Et, si je puis dire, profiter de l’absence de taxe sur la production, le commerce et la consommation de sel qui existait auparavant : la tant détestée gabelle6 ! 


Pyramide de sel

Voilà, j’espère que ce second article sur la Vendée vous a plu. J’avais envie de présenter une des facettes du littoral vendéen. Je trouvais très intéressant l’idée de savoir comment le sel, au début parsemé dans l’Océan, parvenait-il dans nos assiettes. Le sel de Vendée se retrouve dans de nombreux aliments tel que le caramel au beurre salé.   
Je vous remercie de l’avoir lu ! A bientôt sur l’Odyssée Terrestre !

Lexique :


1 : métier d’une personne produisant du sel. Le saunier peut aussi être appelé paludier.  
: petit passage en bois (voir la photo).        
3 : D’ailleurs, les plantes adaptées au milieu riche en sel sont appelées « halophytes », par exemple : la salicorne (que l’on peut consommer en salade), la lavande de mer…
Quelques espèces animales résistent aussi face à cette contrainte environnementale comme certaines crevettes du genre Artemis.  
: il est obtenu quand 90% de l’eau s’est évaporée.
: sel de cristallisation rapide qui n’apparaît qu’après des conditions météorologiques favorables. En fait, le gros sel et la fleur de sel se forment dans la même eau mais leurs techniques de récolte, le prix de vente et leurs usages les différencient.          
: ancien impôt sur le sel, au Moyen-Age.
 

mercredi 16 août 2017

La tomate, un fruit ou un légume ?

La question existentielle que tout le monde se pose. La question qui a animé tant de débats lors des repas de famille. La question qui a parfois mené à des disputes, peut-être des séparations ?! La tomate est-elle un FRUIT ou un LEGUME ?? Cessez les bousculades, clôturons les mésententes, tout le monde a raison ! La tomate est un fruit ET un légume. En fait, cela dépend du sens de la question. Le point de vue est-il gastronomique ou bien botanique ?
Au quotidien, on définit un fruit comme un aliment sucré que l'on consomme préférentiellement au dessert. Un légume est plutôt salé et fait partie de la plante potagère (une racine, une tige, ...).
En revanche, en botanique, d'un point de vue purement scientifique, un fruit correspond à un organe de la plante, ici il s'agit du produit de transformation des ovaires. Oui les fruits sont des ovaires ! Par-contre, en biologie, le terme "légume" est à bannir ! Pour parler d'un objet qui est un légume en gastronomie et un fruit en sciences, on utiliserait plutôt l'expression "légume-fruit". Par exemple, la courgette, les haricots verts, les tomates sont des légumes-fruits !
Mais, pour comprendre l'idée générale, analysons le cycle de vie d'une plante à fleurs banale (une Angiosperme). La graine germe dans le sol, donne un plantule qui deviendra une plante adulte viable, c'est-à-dire apte à pratiquer la fécondation et engendrer des descendances. Lors de la fécondation, le gamète mâle (contenu dans le grain de pollen) rencontre le gamète femelle (l'ovule). A partir de cette étape, le fruit se forme progressivement. Les ovules se transforment en graines contenant un embryon, tandis que la paroi de l'ovaire de la fleur devient la paroi du fruit : le péricarpe. Et c'est la transformation de cette paroi ovarienne qui va déterminer le type de fruit.

Schéma d'une fleur

Ainsi, les fruits simples, complexes ou composés proviennent de la différenciation de la paroi de l'ovaire et/ou d'autres tissus comme le réceptacle.
Alors que les fruits secs et charnus se forment à partir d'une lignification* du péricarpe (précisément de la couche la plus interne : l'endocarpe).
Enfin, on distingue également les fruits déhiscents et fruits indéhiscents selon qu'ils s'ouvrent ou non lors de la libération des graines.

Analysons d'un peu plus près chaque type de fruit.
  • Les fruits simples

Ils sont formés par le développement de l'ovaire d'une seule fleur. Le gynécée (c'est la partie femelle de la fleur), composé d'un ou plusieurs carpelle(s)* soudé(s), donnera un fruit unique.
Parmi les fruits simples, on trouve les fruits charnus, c'est-à-dire dont le mésocarpe (la partie centrale du péricarpe) est garni de réserves. Il existe deux types de fruits charnus. Chez les drupes, l'endocarpe est complètement lignifié et renferme une ou plusieurs graines. C'est le cas de l'abricot, de l'avocat ou de la pêche. Chez les baies, le péricarpe est entièrement charnu et contient des graines libres, comme chez la tomate !

Schéma d'un fruit simple de type baie (ex : tomate)


Schéma d'un fruit simple de type drupe

Ensuite, sans pour autant entrer dans les détails, on trouve une autre catégorie de fruits simples : les fruits secs chez lesquels le péricarpe est totalement sec. Ils peuvent être indéhiscents (les akènes* et les caryopses*) ou déhiscents (les follicules*, les gousses*, les siliques* et les capsules*).

  • Les fruits complexes

Ici, la formation du fruit fait intervenir d'autres tissus que la simple paroi de l'ovaire. Deux cas se présentent. Le premier est que le réceptacle est devenu charnu et est soudé à l'ovaire, c'est l'exemple de la pomme. On appelle le fruit le piridion. Le deuxième cas est que le réceptacle devenu charnu est non soudé à l'ovaire, comme chez la fraise. En effet, quand vous mangez une gariguette, le fruit n'est pas la partie rouge charnue mais plutôt les petites ""graines"" blanchâtres qui restent coincées entre les dents, on les appelle d'ailleurs les akènes ! La partie sucrée commercialisée n'est rien d'autre que le réceptacle !

  • Les fruits multiples

Les fruits se forment de la même manière que les fruits simples mis à part que la partie femelle est composée de plusieurs carpelles libres, chaque carpelle se métamorphosera en un fruit simple.  La fleur produira alors plusieurs fruits simples. On dénombre les poly-akènes, les poly-drupes, etc...

  • Les fruits composés

Ces fruits se forment à partir de la paroi ovarienne de chaque fleur. Peuvent s'ajouter le réceptacle, l'axe de l'inflorescence ainsi que les bractées florales. C'est le cas de l'ananas chez lequel toute l'inflorescence est charnue.

Voilà une présentation plus ou moins détaillée de tous les types de fruits. Cependant, vous pourriez vous dire alors que certains "légumes" que l'on mange ne sont pas des fruits.  Certains légumes seraient des légumes ?! Comment classer la carotte, la pomme de terre, la betterave, le chou-fleur... ?
Préalablement, j'écrivais que le terme "légume" n'avait aucun sens en botanique à condition de l'associer à un autre terme (racine, bulbe, tige, fleur,...). On consomme des légumes-racines (la carotte, le navet, la betterave...), des légumes-tiges (asperge...) associés aux bulbes (l'ail, le poireau...) et aux tubercules (pomme de terre...) et des légumes-feuilles (salade, épinard...).

Ainsi, j'espère avoir éclairci quelques doutes concernant l'éternelle rivalité entre le fruit et le légume. Ces deux termes sont utilisables selon le contexte gastronomique ou botanique. Ensuite, il est vrai que l'on peut davantage complexifier la chose en prenant en compte le contexte diététique avec notamment la place du terme "féculent" dans le langage quotidien.

Voilà, j'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à partager les articles, ça me fera plaisir ! N'oubliez pas aussi de manger au moins 5 légumes-fruits ou légumes-racines ou légumes-... bref vous m'avez compris ! Merci et à bientôt sur l'Odyssée Terrestre !  

Lexique :
-lignification : pour faire simple, c'est un "durcissement" d'une partie du fruit par absorption de lignine (une molécule), ce qui donne le noyau chez les drupes (abricot, nectarine,...). 
-carpelle : enveloppe protectrice d'origine foliacée englobant les ovules chez les Angiospermes.  
-akène : le péricarpe sec entoure une seule loge qui ne contient qu'une seule graine (ex : la cacahuète).
-caryopse : c'est un akène sauf que la graine est soudée au péricarpe (ex : blé, maïs...).
-follicule : un follicule s'ouvre par une seule fente de déhiscence (pivoine,...)
-gousse : une gousse s'ouvre par deux fentes de déhiscence (petits pois, fèves,...)
-silique : capsules particulières, chez Crucifères et Brassicacées (moutarde,...)
-capsule : quand le fruit sec est formé par deux ou plusieurs carpelles soudés, l'ouverture se fait par des fentes de déhiscence. 

Source schéma explicatifs : 
snv.jussieu

mardi 8 août 2017

Vendée-la moi ! - Vendée#1

Quittons notre belle Provence pour nous rendre sur le territoire vendéen, au Nord-Ouest de la France, dans l'ancienne région Pays de la Loire. Une région aux deux visages : maritime et terrestre. L'océan Atlantique borde le littoral et fait connaissance avec les terres agricoles. Son climat quasiment méditerranéen sur la côte contraste avec le climat océanique plus à l'intérieur des terres. Ces différentes tendances ont façonné un éventail de paysages tous distincts les uns des autres. En effet, le littoral vendéen est connu pour recevoir un fort ensoleillement, ce qui lui vaut l'appellation de "côte de lumière". Eh oui,  ce n'est pas que dans le sud que l'on côtoie presque tous les jours la brillante étoile... Ainsi, tout ce panache de milieux et de climats a bercé l'histoire de la Vendée et a rythmé la vie des habitants de la région. D'ailleurs, les conditions climatiques ont participé à l'essor économique du territoire.
Dans cet article, je vais vous présenter d'un point de vue général une partie de ce magnifique département.

Commençons notre petit périple en passant par le littoral qui constitue avant tout la zone la plus peuplée de la Vendée, en plus de sa préfecture la Roche-sur-Yon. On l'a dit, la côte bénéficie d'une sorte de climat méditerranéen avec des hivers humides et doux et des étés secs et plus ou moins chauds. L'union entre l'océan et le climat a permis au département de développer un atout économique : la production de sel. Et oui, vous connaissez probablement les sels de Guérande ou bien de Noirmoutier. Dans un prochain article, je vous présenterai un site de production légèrement moins connu, celui de Saint-Hilaire de Riez, où travaillent quelques sauniers passionnés par leur métier et leur patrimoine. Tous ces lieux de fabrication du sel peuvent ainsi concourir avec les autres sites implantés sur la côte méditerranéenne. Mais, le littoral vendéen est surtout connu pour ses fruits de mer. Ainsi, les Sables d'Olonne, en plus d'être renommés pour sa course mondiale de voiliers, se hissent à la sixième position des ports de pêche français les plus importants - Petit aparté, si vous y allez un de ces quatre, je vous conseille de vous balader dans le quartier de l'Ile Penotte, toutes les façades des maisons sont ornées de formes animales, de paysages fabriqués à l'aide de coquilles de mollusques et crustacés de la mer ! - Plus au nord, toujours sur le littoral, la ville de Saint-Gilles-Croix-de-vie possède aussi des atouts dans le domaine de la pêche, en étant notamment le premier port de pêche de France pour la sardine. Perdu, ce n'est pas Marseille ! Citons également les îles d'Yeu ou Noirmoutier qui ont développé la pisciculture et l'ostréiculture.

La plage des Sables d'Olonne (85)

Quartier de l'Ile de Penotte, aux Sables d'Olonne




Ensuite, l'autre facette de la Vendée représente plutôt les terres... plutôt agricoles. Oui, la Vendée terrestre est très rurale. Le département est notamment connu pour son activité avicole importante, avec le canard de Challans ! Mais pas seulement ! En s'enfonçant davantage dans les terres, on aperçoit à perte de vue des champs de blé, maïs ou tournesol ! Cependant, la star des spécialités vendéennes, ce sont les mojettes : des sortes de haricots blancs, cultivés notamment dans les marais Poitevin.


Les champs de tournesols à perte de vue
Tiens, puisque j'en parle, les Marais Poitevin constituent le deuxième espace français naturel humide le plus étendu après celui de la Camargue. Ils sont alors devenus le paradis des naturalistes. En effet, les marais abritent une faune exceptionnelle (amphibiens, oiseaux, insectes, mammifères,...). Ils représentent, selon moi, la connexion entre l'Océan Atlantique et l'intérieur des terres. Avant, de nombreux petits bateaux empruntaient les canaux pour rejoindre l'océan. Mais, je garde la bouche scellée, je vous réserve un reportage/article spécial Marais Poitevin !

Canal du Marais Poitevin

Continuons ensuite. La Vendée détient aussi de grandes surfaces forestières comme par exemple le massif forestier de Mervent-Vouvant à l'est du département, considéré comme la "plus grande forêt de Vendée" avec ses 5600 hectares. Cet espace naturel est bordé par les villages qui portent le même nom dont Vouvant qui est le seul bourg fortifié de Vendée, ce qui lui a valu l'appellation de "petite cité de caractère". Il est même passé dans l'émission animée par Stéphane Bern "le village préféré des français" !


La Vendée est charmante, la Vendée est attrayante si bien qu'elle en est le deuxième département français de destination. Peut-être aussi grâce à son lieu incontournable dans les bocages : le célèbre Grand parc à thèmes du Puy du Fou. Un parc tout simplement grandiose, magnifique. Si vous passez dans les environs, n'hésitez pas à le fréquenter au moins une journée. Tous les spectacles sont à couper le souffle (je n'exagère pas) : les mises en scènes, les acteurs, les costumes, les décors, le son, les musiques, les lumières... rien n'est épargné ! En fait, chaque spectacle retrace une époque ou un événement historique, ancré dans l'Histoire de France ou l'Histoire de la Vendée. "L'Histoire de la Vendée ? Qu'est-ce que ça peut me faire ? " Ne pensez pas cela ! Renseignez-vous ! L'histoire de ce département est passionnante et fait partie entièrement de celle de la France ! En fait, son passé a principalement était marqué par les guerres vendéennes, entre 1793 et 1796 ! Juste après la révolution française, en 1789, de nombreuses manifestations paysannes ont eu lieu contre la République. Mais, c'est au moment de la levée de masse* en 1793 que la rébellion a éclaté ! De nombreux paysans vendéens (qu'on surnommait les Blancs) assiégèrent les villes et tuèrent les Bleus (c'est-à-dire les républicains). Une véritable guerre civile commença alors et fut marquée par la mort de 200 à 300 000 personnes ! Je ne vais pas tout vous détailler, je ne suis pas historien, mais allez jeter un coup d’œil, ça en vaut vraiment la peine !

Le spectacle des Vikings du Puy du Fou : on se croirait vraiment à cette époque

Le cirque du Puy du Fou : assistez aux jeux que Jules César organisait. Au programme, combats de gladiateurs, courses de char... là aussi on se croirait en Antiquité ! 

Voilà, j'espère que ce petit article spécial vous a intéressés. Avec toute honnêteté, je trouve ce département très joli, très attrayant, dont les paysages naturels, urbains ou ruraux sont très diversifiés. De même, les vendéens peuvent être fiers de leur région, leur gastronome et surtout de leur Histoire ! J'espère vous avoir vendu l'envie d'aller en Vendée !
Prochainement, je continuerai la série #Vendée en vous présentant les marais salants de Saint-Hilaire de Riez !
Merci de votre visite et à bientôt sur l'Odyssée Terrestre !